Les collections

ARCHÉA a vocation à conserver l'ensemble des objets archéologiques découverts lors des fouilles menées sur le territoire de l’agglomération Roissy Pays de France, soit 42 communes de l'est du Val-d'Oise et du nord-ouest de la Seine-et-Marne.

Archéologie et territoire

Représentatives de l’occupation humaine du territoire de la Préhistoire jusqu’au début XXe siècle, les collections d’ARCHÉA témoignent des modes d’habitat, du commerce, des pratiques artisanales, alimentaires ou encore funéraires en Pays de France. Elles se composent de toutes les typologies de matériaux généralement découverts sur les sites archéologiques : pierre et matériaux de construction (plâtre, torchis…), terre cuite et céramique, métaux (essentiellement fer, alliages cuivreux et plomb), verre, os humains et animaux et, en moindre mesure, matériaux organiques (bois, cuir, textile), charbon, graines…

Différentes sources viennent composer et enrichir régulièrement le fonds du musée :

  • Collections issues de chantiers d’archéologie préventivemenées par les différents opérateurs du territoire, des années 1980 à aujourd’hui. L’archéologie préventive, préalable obligatoire aux travaux d’aménagement du territoire, génère l’accroissement de collection principal pour le musée ;
  • Collections issues du chantier archéologique programmé du site d’Orville (Louvres), par ailleurs pôle d’ARCHÉA. Ce chantier a lieu chaque été depuis 2000 ;
  • Collections issues des fouilles des ateliers de potiers de Fosses, réalisé par l’association Jeunesse Préhistorique et Géologique de France et le Musée des Arts et Traditions Populaires (actuel MuCEM) (fouilles de sauvetage et fouilles programmées) entre les années 1990 et 2010 ;
  • Collections issues des fouilles réalisées par l’association Jeunesse Préhistorique et Géologique de France (fouilles de sauvetage et fouilles programmées), des années 1970 à aujourd’hui ;
  • Collections issues des fouilles réalisées par l’association Groupe de Recherches Historiques et Archéologiques de Louvres en Parisis (fouilles de sauvetage et fouilles programmées), dans les années 1970 à 1990.

À qui appartiennent les collections ?

Petite mise au point juridique pour répondre à une question fréquemment posée au musée…

Jusqu'en 2016, les vestiges archéologiques dans le cas d’une fouille préventive (avant travaux)  appartenaient pour 50% à l’État et pour 50% au propriétaire du terrain. Dans le cas d’une fouille programmée, ce mobilier appartenait à 100% au propriétaire du terrain. Depuis 2016, pour les fouilles préventives, les objets sont présumés appartenir entièrement à l'État sur tous les terrains acquis depuis l'entrée en vigueur de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016. L’Etat peut décider de transférer cette propriété à des collectivités comme la Communauté d’agglomération Roissy Pays de France, dont dépend ARCHÉA.

En tant que Musée de France, ARCHÉA se doit d’acquérir la propriété d’au moins une partie de ses collections, le reste pouvant être conservé au musée en tant que dépôt, via des conventions. Suite à chaque opération archéologique, des démarches administratives, souvent longues et complexes, sont effectuées par la Direction et le pôle Collections du musée de façon à obtenir le don ou le transfert de propriété des objets découverts. Chaque lot ainsi régularisé est ensuite présenté devant la Commission scientifique régionale d’acquisition des Musées de France, qui peut délivrer un avis favorable à l’inscription des objets sur l’inventaire réglementaire du musée.

Les collections, un véritable chantier

Une fois les objets collectés auprès des opérateurs archéologiques, avec l’autorisation du Service régional de l’Archéologie d’Île-de-France, le chantier des collections commence au musée. Assuré par le pôle collections d’ARCHÉA, il a lieu de façon permanente et a pour objectif de permettre la conservation pérenne et la documentation de tous les objets découverts sur le territoire de l’agglomération.

Enjeu central du chantier des collections, l’inventaire des objets est réalisé sur une base de données informatisée. Chaque objet se voit attribuer un numéro d’inventaire unique qui permet de le localiser facilement mais aussi de lui donner une identité juridique. C’est aussi l’occasion de documenter les collections en s’appuyant sur les études réalisées par les archéologues (rapports de fouille), en prenant des mesures et des photographies. Un constat d’état est réalisé pour chaque objet, permettant notamment de déterminer s’il doit être envoyé en laboratoire de restauration. Enfin,pour respecter les principes de la conservation préventive, chaque objet est placé dans un contenant approprié et rangé dans des réserves au climat adapté en fonction de son matériau (métaux, verres, matières organiques en réserve climatisée, autres matériaux en réserve classique).

La valorisation

Le chantier des collections constitue une étape indispensable pour assurer une gestion facilitée et harmonisée du fonds du musée et permettre ensuite la valorisation des collections. Des collections inventoriées, documentées et bien localisées sont accessibles au public, notamment dans le cadre d’une présentation en expositions ou d’actions de médiation. Elles peuvent également être facilement consultées par les chercheurs et l’ensemble de la communauté scientifique.

Les collections d'ARCHÉA sont mises en valeur sur La Plateforme Ouverte du Patrimoine (POP) du ministère de la Culture et de la Communication. Au sein de cette plateforme, la base JOCONDE rend accessibles à tous des informations sur les collections des Musées de France. Plusieurs notices d'objets d’ARCHÉA sont consultables via le site en suivant ce lien. Cette base est enrichie régulièrement de nouvelles notices.

Pour toute demande...

...de consultation, s’adresser au pôle collections. Le musée peut également accorder, sous conditions, des prêts de collections pour exposition : adressez votre demande à la direction d’ARCHÉA. Vous pouvez les contacter via le formulaire

Dernière mise à jour : 11 mars 2020

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