Fibules en forme d'oiseau

Des bijoux qui décoraient les vêtements de princesses franques enterrées à Louvres il y a 1500 ans.

Description:

Dans la nécropole mérovingienne de Saint-Rieul à Louvres, fouillée dans les années 1980, cinq tombes prestigieuses, témoignent de l’avancée des Francs sur le territoire. Autour d’un haut dignitaire franc enterré avec ses armes, quatre femmes ont été inhumées avec des dépôts funéraires de vaisselle en verre et en bronze et des parures d’une qualité remarquable. La défunte de la sépulture 126 portait au cou une paire de fibules en or, bordées de grenetis et cloisonnées de pâte de verre et de grenats couvrants sertis sur paillons. Ces fibules aviformes au profil élancé sont très originales, voire uniques. Le bec crochu est bien celui d’un rapace aux pattes évoquées par une excroissance. L’aile, confondue avec le dos, est rehaussée sur l’épaule d’une incrustation de verroterie verte.

Ces fibules en or, forment un boitier contenant des pierres de grenat insérées dans de petits compartiments. C’est la technique dite « du cloisonné ». Une feuille d’or placée sous ces pierres rouges renforce leur flamboyance. L’analyse de la composition chimique des grenats, menée à l’aide d’un accélérateur de particules, a permis d’en déterminer l’origine. Ils proviennent d’Inde et plus précisément du Rajasthan et de l’Andra Pradesh. Les grenats de grande taille utilisés dans les bijoux francs entre 480 et 520 sont généralement de la même origine ou du Sri Lanka voisin. Les grenats plus petits comme sur les bracelets, sont plutôt originaires de Bohême, l’actuelle république Tchèque.

Infos pratiques

Datation: Entre 480 et 520

Matériau: Or, grenat, pâte de verre et fer (ardillon)

Dimensions: Longueur 2,5 cm ; largeur 1,5 cm

Dernière mise à jour : 12 mars 2020