Meule à grain d'Arnouville

Un outil de meunier dont les archéologues sont parvenus à reconstituer l'itinéraires.

Description:

De nombreuses meules en pierre permettant de moudre du grain ont été retrouvées en fouilles archéologiques, la culture du blé étant prépondérante dans la région. Dès le Néolithique, on utilise la meule à va-et-vient : une pierre ronde, appelée broyon ou broyeur est tenue dans la main et frottée sur une autre pierre aplatie. À partir de l’époque gauloise, on adopte la meule dite rotative composée de deux pierres arrondies placées l’une sur l’autre. Celle du dessus est tournée à l’aide d’un manche tandis que l’autre reste fixe. Les grains sont introduits à travers un trou ou œil ménagé dans la pierre du dessus et glissent par les interstices sous forme de farine. À partir de l’époque romaine, des rainures ou rayonnages sont tracés sur les surfaces où les blocs sont en contact pour faciliter la mouture. Le même principe est utilisé dans les moulins à eaux au début du Moyen Âge ou dans les moulins à vents à partir du 14e siècle. En analysant le type de pierre utilisé, les archéologues sont parvenu à déterminer qu'elle provenait probablement d'une carrière de grès de Fosses-Beleu située dans la vallée de l'Ysieux au nord de l'actuel département du Val-d'Oise, comme des centaines de meules produites à cette époque.

Infos pratiques

Datation: Vers 50

Matériau: pierre, grès de Fosses

Dimensions: hauteur 8,8 cm ; diamètre 55 cm

Dernière mise à jour : 24 janvier 2020