Collections

Petite histoire des collections du musée

© JY Lacôte

C’est la mise au jour par le GRHALP (Groupe de recherche historique et archéologique de Louvres en Parisis) d’une collection exceptionnelle, celle de la nécropole de Saint-Rieul, qui a été à l’origine de la création d’un musée archéologique à Louvres. Cet ensemble était complété par les objets découverts par le GRHALP au cours d’autres opérations archéologiques ou de prospections menées sur Louvres et ses environs immédiats.

Une fois devenu intercommunal, le musée se devait de représenter l’histoire de toutes les communes constituant Roissy Porte de France. Les premières collections ont été enrichies de l’ensemble du mobilier archéologique découvert en fouilles sur le territoire de la communauté de communes. Depuis 2016, ARCHÉA a vocation à conserver l'ensemble des objets archéologiques sortis de fouille sur le territoire de l’agglomération Roissy Pays de France soit 42 communes de l'est du Val-d'Oise et du nord-ouest de la Seine-et-Marne.

Petites définitions

Qu’est-ce qu’une fouille préventive ? C’est une fouille qui a pour vocation de préserver et d'étudier les éléments significatifs du patrimoine archéologique menacés par les travaux d'aménagement. Elle implique la mise en œuvre de diagnostics archéologiques (sondages), puis éventuellement de la phase effective de fouilles.

Qu’est-ce qu’une fouille programmée ? C’est une fouille réalisée dans le cadre d’un programme de recherche prédéfini qui permet d’étudier un site archéologique en profondeur et sur la longue durée. Ces fouilles se déroulent en général sur un cycle de 3 ans.

La très grande majorité des fouilles réalisées dans l’est du Val-d’Oise sont des fouilles dites préventives. Depuis les années 1970 et surtout à partir des années 1990, cette partie de l’Île-de-France a connu de grands projets d’aménagement du territoire : la construction de l’aéroport, la prolongation de la Francilienne, la ligne du TGV nord. Autant d’occasions de mettre au jour du mobilier archéologique. Ces objets issus d’opérations préventives ont permis de constituer une collection qui témoigne des modes d’habitat, du commerce, des pratiques artisanales, alimentaires ou encore funéraires en Pays de France de la Préhistoire à nos jours.

Par ailleurs, deux sites archéologiques forment des ensembles un peu à part dans les collections car réalisés en partie dans un contexte de fouilles programmées. Il s’agit de l’ensemble des objets issus des sites de productions de céramique de la vallée de l’Ysieux et du site du château d’Orville, tous deux pôles d’ARCHÉA.

Afin d’en assurer la bonne conservation ainsi que la présentation au public et l’étude scientifique, les propriétaires du mobilier archéologique constituant les collections d’ARCHÉA ont fait don ou accordé un dépôt à Roissy Pays de France pour que la gestion en soit confiée au musée.

 

Base Joconde

Depuis l'été 2018, les collections d'ARCHÉA sont mises en valeur sur la base Joconde du ministère de la Culture et de la Communication. Joconde est un portail qui met à la portée de tous des informations sur les objets issus des collections des musées de France. À ce titre, plusieurs notices d'objets du musée sont consultables via le site en suivant le lien. Cette base est enrichie régulièrement de nouvelles notices.

 

Les principaux donateurs

Parmi la vingtaine de propriétaires ayant consenti un don ou un dépôt, on peut citer :

Le musée travaille également en étroite collaboration avec l’association JPGF de Villiers-le-Bel. Pendant plusieurs décennies, celle-ci a rassemblé lors de fouilles ou de prospections une collection archéologique très complète sur le Pays de France. Un premier dépôt d’objets a été accordé à l’occasion de l’ouverture de l’exposition permanente, en attendant un don de l’ensemble du mobilier.

 

À qui appartiennent les objets retrouvés en fouille ?

Jusqu'en 2016, les vestiges archéologiques dans le cas d’une fouille préventive appartenaient pour 50% à l’État et pour 50% au propriétaire du terrain. Dans le cas d’une fouille programmée, ce mobilier appartenait à 100% au propriétaire du terrain. Depuis 2016, sur tous les terrains acquis depuis l'entrée en vigueur de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016, les objets sont présumés appartenir entièrement à l'État. Ce dernier peut décider de céder cette propriété à des collectivités comme la CA Roissy Pays de France propriétaire du musée.

 

© JY Lacôte
Le chantier des collections

Avant de pouvoir être présenté en exposition ou conservé en réserve, c’est toute une chaîne opératoire que doit suivre le mobilier archéologique : régularisation du statut juridique, inventaire et comparaison avec les éventuels inventaires existants ainsi qu’avec la documentation scientifique, reconditionnement, constat d’état de conservation, suivi de stabilisation ou de restauration. C’est ce qu’on appelle le chantier des collections, par lequel sont passées toutes les collections issues de fouilles anciennes et par lequel passeront toutes celles à venir !

 

Un musée ouvert à la recherche

L’archéologie est une science en perpétuelle évolution. Même si les collections du musée ont été étudiées pour publication dans les rapports de fouilles, des nouvelles recherches peuvent toujours apporter un savoir complémentaire. ARCHÉA s’est doté d’une salle d’étude des collections pour pouvoir accueillir des chercheurs ou des étudiants qui feront progresser la connaissance de ses collections.

Offre de stage : chantier des collections du musée

ARCHÉA propose de participer à son chantier des collections à l'occasion d'un stage ouvert aux étudiants en archéologie.

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La Galerie d'images d'ARCHÉA

ARCHÉA diffuse en ligne une grande partie de sa base d'images. Retrouvez ici des photos des collections, des expositions, des fouilles archéologiques du territoire.

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